L'alimentation durable, c'est possible !

Paru en février 2017

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Atelier des giboulées

Du champ à l’assiette, chaque aliment que nous consommons a des impacts sur l’environnement ! Pour produire un aliment, il faut utiliser de l’eau, de l’énergie, fabriquer son emballage... Il faut aussi transporter la nourriture jusqu'aux magasins, parfois sur des centaines de kilomètres puis la stocker dans des réfrigérateurs.

Découvrez, dans ce dossier, comment nous alimenter tout en respectant la planète.

Alimentation et environnement, c'est quoi le rapport ?

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Terre-écos Audrey Zeller/ADEME

Notre alimentation a des impacts sur l'environnement. Pour produire les aliments, les transformer, les transporter et les stocker, nous utilisons de l'eau, de l'énergie et nous générons parfois des pollutions.

Les impacts environnementaux de l'alimentation se répartissent sur l'ensemble de la chaîne alimentaire, c'est au moment de la production agricole que les effets négatifs sont les plus remarqués.

 

 

En France, les terres agricoles occupent plus de la moitié du territoire et produisent la majeure partie des aliments que nous consommons. 

Ces terres cultivées présentent un intérêt pour l'environnement : la préservation des paysages et de la biodiversité, le stockage du carbone dans les prairies et le recyclage des déchets organiques (utilisés comme engrais dans les champs).

Télécharger le descriptif détaillé du visuel « L'empreinte environnementale du champ à l'assiette » (DOCX - 18,7 ko)

 

Des impacts sur le climat

En France, notre alimentation génère autant de gaz à effet de serre (GES) que les transports ou les logements.

Télécharger le descriptif détaillé du visuel « Gaz à effet de serre générés par les ménages en France » (DOCX - 17,6 ko)

 

50 à 70 % de ces GES sont émis pendant l’étape de production agricole des aliments, notamment par :

  • les tracteurs ;
  • les serres chauffées, les bâtiments d'élevage ;
  • l'apport d'engrais dans les sols.

Cela inclut également les émissions de gaz à effet de serre produites par les ruminants, comme les vaches, les moutons et les chèvres, qui émettent du méthane* lors de leur digestion.

*Le méthane est un gaz à effet de serre, comme le protoxyde d’azote ou le dioxyde de carbone.

Télécharger le descriptif détaillé du visuel « Émissions françaises de GES » (DOCX - 14 ko)

Bonne nouvelle ! Certaines activités agricoles ont aussi la capacité de stocker du carbone. Ainsi, les prairies, les haies ou les parcelles agro-forestières contribuent au stockage de carbone. Lors de leur croissance, les végétaux absorbent du gaz carbonique présent dans l'air et le stockent dans le tronc, les banches... Quand on brûle le bois ou que l'on laisse les branchages se décomposer, le carbone stocké est émis dans l'air. C'est ce qu'on appelle le cycle du carbone.

 

Des impacts sur l'air, le sol, l'eau et la biodiversité

L’alimentation a un impact sur les ressources naturelles de notre planète.

 

Des impacts sur l'air

Les carburants, pesticides, engrais, déjections animales… émettent des polluants naturels ou chimiques dans l'air comme des particules fines ou des poussières émises pendant les labours.

 

Pour en savoir plus, consultez :

 

Des impacts sur les sols

Aujourd’hui, 12 % des terres dans le monde sont cultivées (54% de la surface en France métropolitaine). Les cultures agricoles sont les premières utilisatrices des sols. L’agriculture intensive utilise des produits chimiques qui contribuent à la pollution des sols. Avec la pluie, ces produits sont entraînés vers les nappes phréatiques ou les rivières et peuvent être transférés vers les plantes, les animaux et les êtres humains. De plus, les sols sont une ressource naturelle non renouvelable.

 

Une consommation d’énergie importante

Il faut de l'énergie pour faire fonctionner les engins agricoles, chauffer les serres et les bâtiments d’élevage. Transformer les aliments dans des usines, les stocker et les transporter consomme également beaucoup d'énergie.

Plusieurs pistes d’amélioration existent :

  • utiliser davantage les énergies renouvelables ;
  • améliorer les processus de transformation pour économiser l’énergie et produire moins de déchets ;
  • optimiser la logistique en utilisant des transports alternatifs (comme les péniches ou le train) et en réduisant au maximum les voyages à vide.
  • La réfrigération en magasin est très gourmande en énergie : c’est le premier poste de dépense énergétique des grandes surfaces. De plus en plus de magasins installent des réfrigérateurs et congélateurs fermés qui conservent mieux le froid et sont donc nettement plus économes en énergie.

 

Des impacts sur la qualité de l'eau

En France comme dans le reste du monde, l'agriculture demeure une grande consommatrice d'eau. 60 % des nitrates présents dans les nappes phréatiques et les rivières sont d’origine agricole. Avec le phosphore, ils nuisent à la qualité des cours d’eau. Des produits phytosanitaires sont détectés dans la quasi-totalité des cours d’eau et dépassent la norme autorisée dans 25 % des cas.

Des impacts sur la biodiversité

La surexploitation des terres agricoles et des océans altère la biodiversité.

Dans le monde, 90 % des espèces de poissons sont exploitées au maximum ou surexploitées.

La consommation des produits de la mer issus de l’aquaculture a dépassé, au niveau mondial, celle de la pêche il y a 2 ans. Mais elle ne résout pas la question du stock disponible car les poissons d’élevage sont partiellement nourris avec ceux de la pêche et que 90 % des espèces sont exploitées au maximum.

Mais tous les acteurs (agriculteurs, transporteurs, restaurateurs, etc.) s’engagent dans l’amélioration de leurs pratiques pour réduire leur impact sur l’environnement. L’agriculture cherche notamment à concilier une production efficace tout en optimisant l’exploitation des terres et en respectant l’usage et l’équilibre des écosystèmes. On parle d’agro-écologie.

L’agro-écologie permet un meilleur respect de l’environnement :

  • Les apports d’engrais tiennent compte des besoins réels des plantes ;
  • Une rotation des cultures (céréales et légumineuses) est mise en place pour limiter l’appauvrissement des sols. Les sols ont alors moins besoin d’engrais ;
  • Les effluents d’élevage sont utilisés pour nourrir les sols ;
  • Pour utiliser moins de pesticides, le désherbage est fait de façon mécanique et les cultures sont observées régulièrement pour éviter des traitements préventifs inutiles.

 

 

Des déchets qui pourraient être évités

On parle de gaspillage alimentaire lorsque l'on jette de la nourriture encore comestible. ce gaspillage peut avoir lieu à chaque étape de la vie d'un produit alimentaire, de la phase de production à sa distribution, son stockage ou sa consommation.

Certains aliments frais sont gaspillés. Ils sont jetés car leur date limite de consommation est proche alors qu’ils sont encore bons à manger. Certains magasins s’organisent pour donner les produits encore consommables, les vendre à prix réduits ou encore transformer les fruits et légumes abîmés en jus de fruits ou en smoothies…

 

Pour en savoir plus sur le gaspillage alimentaire, consultez le dossier « Ça suffit le gâchis ! »


Lire la suite →

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