Le tourisme durable, c’est quoi ?

Paru en mars 2017

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Tourisme durable
© Laurent Mignaux - Terra

Découvrir le monde, partir en week-end prolongé, nous sommes de plus en plus nombreux à aimer voyager.

Mais nos déplacements, la modification des paysages, les pollutions engendrées par le tourisme… posent problème.

L’année 2017 a été proclamée par les Nations unies « Année internationale du tourisme durable pour le développement ». 

 

Les bons gestes des vacanciers à la montagne

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Laurent Mignaux - Terra

Selon l’Écoguide des stations publié par Mountain Riders, le transport des voyageurs est la principale source d’émission de Gaz à effet de serre (GES) pendant la saison des sports d’hiver. En moyenne, les émissions de GES provoquées par les déplacements en voiture ou en avion causent 57 % des émissions. 27 % sont dues au chauffage et à l’électricité. Et seulement 2 % liés à l’activité du ski.

Tous les acteurs doivent se mobiliser pour limiter les impacts de leurs activités.

 

 

 

 

 

Quelques bons réflexes à mémoriser par toute la famille :

  • préférer des hébergements labellisés démarche écologique notamment les hébergements avec l'Ecolabel Européen. Il existe des hôtels, des centres d’hébergement, des résidences hôtelières, des campings certifiés Ecolabel Européen.

 350 hébergements touristiques certifiés Ecolabel Européen en France en 2016. Ces hébergements garantissent que :

- au moins 50 % de l’électricité provient de sources d’énergies renouvelables,
- la réduction de la consommation d’eau pour les robinets et les douches,
- l’utilisation d’ampoules basse consommation,
- le personnel est formé aux gestes qui visent à protéger l’environnement,
- tous les déchets sont triés afin de faciliter leur recyclage,
- la limitation du conditionnement en doses individuelles des produits servis au petit déjeuner,
- le suivi des consommations pour éviter tout gaspillage.

 L'écolabel expliqué en vidéo sur Consomag, tourisme : les écolabels

  • prendre le train pour se rendre dans les stations de ski ;
  • louer plutôt qu’acheter le matériel, surtout si le ski c’est une fois par an. Sinon, privilégier les équipements éco-conçus et vérifiez les étiquettes et les conditions de fabrication des produits. Certains sont issus de matériaux recyclés ou écologiques (équipements, vêtements, sac à dos…) ;
  • ne pas trop chauffer les logements ;
  • continuer à trier les déchets en respectant bien les consignes de tri de la commune. Attention, ce ne sont peut-être pas les mêmes consignes qu’à la maison ! ;
  • privilégier les produits de saisons et de l’agriculture locale ;
  • ne rien jeter sur le sol et avoir un cendrier de poche pour les fumeurs ;
  • respecter les espaces protégés et zones sensibles délimités pour préserver la tranquillité des animaux sauvages ;
  • opter pour des loisirs « zéro impact » : raquettes, luge, char à voile, patinage en plein air, etc.

Limiter la pollution de l’air, c’est possible

Les vallées montagneuses sont particulièrement exposées à la pollution atmosphérique provoquée par l’usage important du chauffage au bois et le passage quotidien de transporteurs de marchandises sur les routes transfrontalières (par exemple la vallée de l’Arve qui conduit au tunnel du Mont Blanc).

Les vieux appareils de chauffage au bois polluent beaucoup plus qu’un poêle récent.

Une cheminée ouverte ne restitue que très peu de chaleur (à peine 10 %) et le bois brûle quasiment pour rien.

Si on brûle du bois humide ou traité (un vieux meuble par exemple), cela émet aussi de nombreux polluants. Sans parler des magazines jetés dans le feu, qui font de belles flammes de toutes les couleurs, mais qui libèrent des substances nocives.

Aujourd’hui, il existe des aides financières importantes pour remplacer les vieux appareils par des poêles très modèrent qui ne polluent presque pas.