Les ressources se raréfient

Paru en avril 2017

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Acier-Terra
Acier-Terra

Pour fabriquer les objets de notre quotidien, nous avons besoin de multiples ressources naturelles. Pour un vélo, il faut de l’acier, du caoutchouc et de l’aluminium. Pour une table, il faut du bois, du métal et parfois du verre. Et pour nos objets électroniques, de très nombreux métaux sont nécessaires : cuivre, aluminium, or, zinc, nickel, étain, argent, fer, platine…

On exploite actuellement une faible partie de la surface de notre planète. Mais si l'on cherche à exploiter des gisements de plus en plus profonds, cela consommera de plus en plus d’énergie. Et cela accélèrera le changement climatique déjà en cours ! Il est donc nécessaire de trouver des alternatives.

L’épuisement des ressources naturelles

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Les ressources fossiles bientôt épuisées

Dans l’histoire de l’humanité, l’énergie a toujours occupé une place très importante. Cependant aujourd’hui, plusieurs problèmes se posent :

  • nous consommons de plus en plus : en 50 ans, notre consommation d’énergie a été multipliée par 5 ! Au rythme de la consommation mondiale, les stocks de matières fossiles commencent à s’épuiser ;
  • si nous trouvons de nouveaux gisements une fois nos réserves épuisées, ils seront plus profonds. Nous aurons donc besoin de plus d’énergie pour les exploiter et cela participera au changement climatique.

 

De moins en moins de métaux

Dans la famille des ressources non renouvelables, il y a les métaux rares ou critiques. Ce sont des métaux présents en très petite quantité dans la nature. Ils sont extrêmement couteux et difficiles à extraire. Pourtant, on les retrouve dans quasiment tous nos appareils électroniques. Lithium, cobalt, dysprosium, platine, palladium… tous permettent de faire fonctionner nos smartphones, ordinateurs, écrans plats.

Et plus les innovations technologiques s’accélèrent, plus la demande en métaux augmente. Les pays fabricants sont devenus de plus en plus dépendants de ceux qui possèdent ces métaux sur leur sol. Or certains pays sont instables politiquement ou souhaitent garder ces métaux pour leur propre usage.

Par exemple, notre téléphone portable est riche en métaux précieux comme l’or, l’argent et le palladium, mais aussi en métaux rares comme le lithium, le tantale, le cobalt. Il est également composé de métaux de base (cuivre, métaux ferreux…).

De sa fabrication à sa destruction, un téléphone portable épuise autant de matières premières que l'extraction de 7,4 kg de cuivre, consomme autant d’énergie que 57 km en avion, émet autant de gaz à effet de serre que 85 km dans une voiture moyenne.

 

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La récupération et le recyclage de ces matériaux sont donc aujourd’hui plus que nécessaire.

 

L’eau, un bien précieux et fragile 

La Terre est appelée planète bleue parce que l’eau recouvre les trois quarts de sa surface. 97 % de cette eau est salée et moins de 1 % peut être utilisée directement par les êtres humains. Son problème n’est pas sa quantité, mais sa mauvaise répartition, son gaspillage et sa pollution.

 

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La quantité d’eau disponible a fortement diminué ces trente dernières années. Certains pays, selon leur position géographique, et leur condition de développement ont de l’eau en quantité. Alors que 2 millions de personnes sont encore sans accès à l’eau potable. C’est la première cause de mortalité dans le monde.

Avec le changement climatique, ce fossé va encore se creuser. Dans certaines régions du monde, les pluies vont être plus importantes, mais sur des périodes plus courtes. Pendant que dans d’autres régions, déjà souvent touchées par des sécheresses, les précipitations vont devenir de plus en plus rares.

 

Les forêts menacées

Chaque année 13 millions d’hectares de forêts disparaissent. Les causes ? La création de terres agricoles, la surexploitation du bois, mais aussi le changement climatique.

Cela affecte le peuple des forêts, les animaux, les végétaux, les sols et le climat.

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On estime que « 20 % des émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines proviennent de la dégradation des forêts » (source WWF). Car les arbres et les plantes ne peuvent plus absorber le CO2 par photosynthèse.

 

De moins en moins de poissons

Nous consommons de plus en plus de produits de la mer et on considère que :

  • 90 % des espèces de poissons sont exploitées au maximum ou surexploitées dans le monde ;
  • même si nous consommons davantage les produits de l’aquaculture, le problème de l’épuisement demeure car les poissons d’élevage sont partiellement nourris avec ceux de la pêche. 

Contrairement aux métaux pour lesquels nous pouvons découvrir de nouveaux gisements (même plus impactant pour l’environnement), la quantité de poisson dans les océans est une estimation qui ne pourra ni doubler ni tripler par l’exploration des fonds marins. Nous ne pourrons pas découvrir de nouveaux océans ! Il est donc nécessaire de modifier notre consommation.

 


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