Les énergies marines : des énergies diversifiées et un fort potentiel de développement

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Surfrider Fondation Europe

Ce n’est pas par hasard que nous appelons la Terre la « planète bleue » : les océans couvrent 70 % de sa surface.

Tous ces océans sont riches en flux énergétiques, qui proviennent à la fois de l’énergie du soleil (à l’origine des vents, de la houle, des grands courants marins, des différences de température de la mer) et de la variation de la gravitation due aux positions de la Terre, de la Lune et du Soleil.

Ces flux peuvent être exploités sous diverses formes : énergie des marées, énergie des vagues, énergie des courants, énergie thermique des mers, énergie osmotique, biomasse marine. Toutes ces énergies vont permettre de produire de l’électricité.

 

Le potentiel énergétique des océans

Le potentiel énergétique des océans

Les exploiter permet donc de diversifier le bouquet énergétique, et ainsi, de réduire la part d’énergies fossiles dans la consommation d’énergie globale, et donc de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre.

Le développement des énergies marines

Aujourd'hui l’énergie des marées n'est plus la seule à être exploitée à un niveau industriel, les énergies marines aussi. Cependant, l'objectifs de développement de ces dernières pour 2020 dans le bouquet énergétique national sont encore assez faibles (2 à 3 % de la consommation d’énergie finale en France, éolien offshore compris).

Cependant, la France est dotée d’un fort potentiel de développement. Après la Grande-Bretagne, c’est elle qui détient le plus important potentiel d’Europe pour le développement de l’énergie des vagues et des courants de marée.  Elle dispose également d’une très grande ressource en énergie thermique des mers avec son territoire d’outre-mer.

Ainsi, d’ici 2030, la Commission européenne estime que les énergies marines tiendront la 4e place des énergies renouvelables derrière l’éolien terrestre, l’éolien offshore et l’hydraulique et selon l’ IFREMER , elles pourraient produire l’équivalent de 3 à 5 % de la consommation d’électricité nationale.