Pourquoi est-ce un problème ?

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Roland Bourguet / ADEME

 

Ces déchets provoquent notamment la mortalité de nombreuses espèces aquatiques (les poissons, les tortues, les crustacés...), des mammifères marins et des oiseaux.

Actuellement, les scientifiques étudient cela pour connaître l'ampleur et l'impact réel de ces problèmes.

 

 

Des animaux contaminés

Le plastique met entre 500 et 1000 ans à se dégrader. Pendant ce temps, les plastiques relâchent des polluants toxiques pour l'ensemble de la chaîne alimentaire : PCB (polychlorobiphényles), POP (polluants organiques persistants), métaux lourds...

Selon des scientifiques américains de l'Institut Océanographique, 3 poissons sur 10 ont ingéré du plastique dans le Pacifique Nord.

Une enquête a été réalisée, sur 5 ans, par le programme des Nations Unies pour l'environnement sur le fulmar, un oiseau marin. Elle montre que 95% des oiseaux de mer, dans la région de la mer du Nord, ont du plastique dans leur estomac.

1 000 000 d'oiseaux marins, 100 000 phoques, lions de mer, baleines, dauphins et autres mammifères marins sont tués par des débris marins chaque année dans le monde (source Rise above plastics).

Des animaux qui s'étouffent ou sont pris au piège

Hormis la transmission des substances toxiques contenues dans les plastiques, les animaux peuvent également confondre ces plastiques avec leur nourriture. Les tortues de mer, en particulier, prennent les sacs plastiques pour des méduses, l'un de leurs plats préférés et meurent étouffées.

D'autres déchets, comme les filets de pêche abandonnés ou perdus continuent, pendant plusieurs années de piéger des poissons, tortues, oiseaux et autres mammifères marins. Ces animaux meurent en se prenant les pattes ou les nageoires dans des débris (sacs plastiques, filets de pêche, etc.).

 

Un écosystème détruit

La trop grande quantité de déchets en mer limite également la vie animale et végétale en profondeur... Les déchets prennent la place de la faune et de la flore sous marine.

Depuis les années 1990, on estime à 175 millions de débris sur les fonds du bassin nord-ouest de la Méditerranée. Ces énormes quantités ont des impacts directs sur la faune et la flore et généralement indirects sur l'homme.

 

Pour en savoir plus :