La pollution de l’air en résumé

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Le 19 septembre rime avec qualité de l’air (pas à l’oreille on vous l’accorde). Cette journée, dédiée à cette cause qui nous concerne tous, s’insère aussi dans la semaine européenne de la mobilité. Mais comment mesure-t-on la qualité de l’air ? Pourquoi notre air est-il pollué ? Quel est le rapport avec les transports ? On répond à toutes vos questions !

Pourquoi l’air suscite-t-il notre attention ?

On entend souvent parler de pic de pollution ou de pollution tout simplement. En effet, l’air que nous respirons n’est pas toujours de bonne qualité. Particulièrement dans les zones urbanisées ainsi que dans les vallées montagneuses.

L’air que nous respirons est considéré comme responsable de 48 000 décès en France.

On pense beaucoup aux impacts de la pollution sur notre santé lors des pics de pollution, mais il faut savoir que c’est la pollution régulière et sur une longue durée, même à des niveaux de pollution modérés, qui a le plus d’effets sur la santé.

Qu’est-ce qui pollue l’air ?

Plusieurs polluants altèrent la qualité de notre air. Nous en comptons trois particulièrement préoccupants aujourd’hui : les particules fines, le dioxyde d’azote et l’ozone troposphérique.

D’où viennent les pollutions ?

Les premières sources de pollutions sont variées :

  • des industries (rejets gazeux, poussières, etc.) qui sont responsables de 80 % des émissions de dioxyde de soufre ;
  • de l’agriculture (engrais, pesticides, effluents d’élevage, etc.) responsable de 97 % des émissions d’ammoniac ;
  • le chauffage (au bois, au fioul, etc.) responsable de plus de 90 % des émissions de particules fines du secteur résidentiel ;
  • le brulage des déchets verts. Les particules fines émises par 50 kg de végétaux brûlés à l’air libre sont égales à celles émises par environ 13 000 km parcourus par une voiture récente ;
  • les transports (majoritairement le trafic routier) qui sont responsables d’environ 90 % des émissions de particules primaires et d’oxydes azote liées au transport routier proviennent des véhicules Diesel.

La pollution de l’air peut aussi provenir des phénomènes naturels comme les éruptions volcaniques, les incendies ou encore la foudre... mais dans des quantités bien moins importantes !

Focus sur les transports

Dans les zones urbaines, où près de 40 % des trajets quotidiens effectués en voiture font moins de 3 km, le trafic routier est une source très importante de pollution. En effet, ces trajets sont 2 fois plus polluants qu’un trajet de plus grande distance (surconsommation de carburant quand le moteur est froid, arrêts et redémarrages fréquents, etc.).

Comment peut-on changer les choses ?

  • En prenant les transports en commun, son vélo, son skate ou en utilisant ses pieds (30 min d’activité physique modérée quotidienne sont bonnes pour la santé !) ;
  • en se laissant tenter par le covoiturage si la voiture est absolument nécessaire ;
  • si vous avez le permis, faite attention à votre conduire : moins vite, moins brutalement c’est bon pour la planète, car cela limite les émissions polluantes !