Une envie de repenser le système

Les jeunes font face à des difficultés : accès au logement, précarité financière, éco-anxiété… qui les poussent à chercher des solutions innovantes. Jeunes professionnels et étudiants s’orientent vers des actions collectives pour répondre à leurs besoins et faire émerger de nouvelles habitudes.

Leurs actions montrent la voie à une organisation de la société faisant plus de place au partage, à la solidarité et à la sobriété.

Les campus, lieux d’initiative et d’expérimentation

Associations étudiantes, collectifs locaux, événements de sensibilisation, ateliers de réparation, actions anti-gaspillage, ressourceries, épiceries solidaires, friperies éphémères ou encore systèmes de prêt d’objets : les idées des étudiants sont multiples et s’expérimentent principalement sur les campus.

Comme des laboratoires de recherche, les campus deviennent des espaces d’essais pour les actions collectives et solidaires des étudiants. Certains réseaux étudiants participent à fédérer les différentes associations engagées et organisent des actions en commun, comme le fait le Réseau Étudiant pour une Société Écologique et Solidaire (RESES) avec les Semaines Étudiantes de l’Écologie et de la Solidarité.

En plus d’organiser leurs propres événements, les étudiants peuvent participer à ceux organisés au niveau national ou européen, comme la Semaine européenne de la réduction des déchets (SERD), articulée par l’ADEME en France, qui propose des Kit-d’actions et des idées d’animations à mettre en place dans l’établissement.

Des bons plans pour tous les jours

Comme le prix est l’un des principaux critères d’achat des étudiants, leurs initiatives tentent de répondre à la précarité dans plusieurs domaines :

  • L’alimentaire : en créant des épiceries solidaires, des paniers solidaires, des repas partagés, des ateliers anti-gaspillage.
  • Les équipements : en créant des ateliers de réparations, des collectes et des zones de dons.
  • L’habitation : en créant des colocation ssolidairese et responsables, les Kaps qui sont les logements à loyer modérée développé par l’AFEV en sont un exemple.

Ces actions s’inscrivent dans les principes de l’économie circulaire et insufflent une nouvelle culture au sein des campus. Ce sont des expériences inspirantes pour imaginer les modes de vie de demain.

Le saviez-vous ? Le choix de la coloc est un choix écologique

La colocation s’est fortement développée depuis quelques années, jeunes étudiants ou jeunes actifs l’adoptent de plus en plus, d’après Ipsos c’est près d’un jeune sur deux qui vit en colocation.

Même si ce choix semble principalement motivé par le prix des loyers, ce phénomène a un réel avantage écologique. D’après l’OFB, la colocation permet de mutualiser les appareils, de réduire la consommation d’énergie et donc la facture !

En partageant les habitations, on limite également la construction de nouveaux bâtiments. On évite ainsi d’artificialiser des sols, de mobiliser d’importantes quantités de ressources pour la construction et de générer des pollutions et des gaz à effet de serre.

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Pour aller plus loin

Article – comment les jeunes transforment-ils leurs contraintes en solutions collectives ?

Dans un contexte d’incertitudes économiques, sociales et climatiques, de nombreux jeunes cherchent à inventer des manières de vivre plus en phase avec leurs aspirations. Sur les campus et dans les réseaux associatifs, cette envie de changement prend la forme d’initiatives collectives très concrètes, de l’alimentation au réemploi, en passant par le logement.

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