Quel problème est posé par le surtourisme ?

Certains sites touristiques sont très fréquentés car reconnus par les touristes pour leur beauté et leurs activités. Mais ce sont aussi des sites naturels fragiles et peu adaptés à l’accueil du tourisme de masse.

95 %

des touristes mondiaux visiteraient – de 5% des terres émergées.

Source : Organisation mondiale du tourisme

80 %

de l’activité touristique de la France se concentre sur 20 % du territoire.

Source : Economie.gouv.fr, « Tourisme :
une stratégie nationale pour gérer les flux
touristiques », juin 2023

Parmi les conséquences du surtourisme, on peut citer :

  • la mise en danger du patrimoine culturel,
  • des nuisances pour les populations locales,
  • une hausse du prix de l’immobilier,
  • une surconsommation de ressources dont certaines comme l’eau sont rares,
  • des difficultés dans la gestion des déchets,
  • une pollution de l’eau et des sols,
  • une perturbation de l’écosystème marin (due aux substances chimiques, comme celles contenues dans les huiles solaires, ou au rejet des eaux usées directement dans la nature),
  • une réduction des espaces naturels pour construire des hébergements touristiques toujours plus nombreux,
  • une perturbation des espèces et, plus largement, une atteinte à la biodiversité.

Comment limiter les impacts du surtourisme ?

Partir en vacances hors saison

Pour profiter tout de même des sites très fréquentés par les touristes pendant la pleine saison et découvrir leurs merveilles historiques et naturelles, il est conseillé de partir hors-saison, si possible. C’est aussi souvent plus économique.

Se renseigner sur l’affluence et les autorisations nécessaires

La majeure partie des sites très visités informent le public des périodes de forte affluence.

Certains sites très fréquentés imposent de nouvelles règles pour les visiteurs. Par exemple :

  • Venise reçoit chaque année 30 millions de visiteurs pour 55 000 habitants à l’intérieur du centre historique. Une surfréquentation délicate à gérer. Depuis 2019, les bateaux de croisière sont interdits dans le centre car leurs remous fragilisaient les fondations de la cité.
  • Dubrovnik limite l’accès de la ville à 4 000 visiteurs par jour afin de préserver l’authenticité de la citadelle.
  • l’île de Bréhat (Bretagne) restreint le nombre de visiteurs à 4 700 par jour, en semaine, durant l’été.
  • La ville de Saint-Malo (Bretagne) a instauré des quotas locatifs de courte durée par quartier.
  • La ville de Marseille a mis en place, dès 2022, un quota de visiteurs journaliers pour certaines Calanques afin de lutter contre l’érosion accélérée des roches causée par des milliers de visiteurs quotidiens.
  • La métropole de Toulon limite le nombre de visiteurs journaliers à 6 000 sur l’île de Porquerolles.

Un guide pour organiser ses vacances de A à Z

Pour organiser vos vacances en réduisant le plus possible votre empreinte écologique, l’Agence de la Transition écologique (ADEME) met à votre disposition un guide : des conseils pour choisir votre destination, voyager, choisir votre hôtel, votre gîte ou votre camping ainsi que vos activités sur place.

Un guide à ne pas manquer pour bien préparer vos vacances.