Une énergie marine bien développée : l’énergie des marées

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L. Mignaux / MEEM

Appelée « énergie marémotrice », elle récupère l’énergie des marées pour produire de l’électricité.

Comment se forment les marées ?

Les marées sont les variations du niveau de la mer dues à la gravitation de la Terre, de la lune et du soleil. La lune tourne autour de la Terre, qui tourne sur elle-même. Et ces deux astres tournent eux-mêmes autour du soleil. L’ensemble de ces forces gravitationnelles ajouté à la rotation des astres créent ainsi une déformation de la surface par des ondes de marée qui font varier le niveau de la mer.

Comment récupère-t-on l’énergie des marées ?

Les usines marémotrices exploitent l’énergie potentielle de la marée, c’est-à-dire l’énergie liée à la différence de niveau entre deux masses d’eau. 

L’énergie des marées est récupérée par des systèmes à barrage, au travers desquels le passage de l’eau entraîne des turbines, qui déclenchent un alternateur. Ces dernières sont réversibles pour pouvoir produire de l’énergie à marée montante ainsi qu’à marée descendante.

L’avantage de cette énergie est qu’elle est permanente et prévisible.

Où est exploitée cette énergie ?

C’est l’énergie marine la plus développée aujourd’hui.

L’usine marémotrice de la Rance, en Bretagne, est la plus grande usine marémotrice au monde
Mis en œuvre en 1967, le barrage s’étend sur 750 mètres à l’embouchure du fleuve côtier de la Rance. Ce lieu a été sélectionné pour la forte amplitude de ses marées, pouvant aller jusqu’à 13,50 m. L’électricité est produite par 24 turbines utilisant alternativement, dans les deux sens, la force des marées et celle du courant de la rivière (orientables, les pales des turbines peuvent fonctionner à marée montante et descendante).

Chaque année, l’usine produit 550 GWh d’électricité, ce qui équivaut à 3 % de la consommation électrique de la Bretagne, soit l’équivalent des besoins résidentiels d’une ville comme Rennes (210 000 habitants).

La France n’est pas la seule à avoir une usine marémotrice. En effet, la Corée du Sud aussi en possède une. Il s’agit de la centrale marémotrice de Sihwa.

Malgré leur grand intérêt technique et leur caractère parfaitement prévisible pour alimenter le réseau électrique, ces usines restent relativement peu développées en raison de problèmes d’acceptation environnementale et de coût.

Aujourd’hui, la tendance n’est plus au développement de gros ouvrages centralisés, mais de plus petits ouvrages, plus nombreux et décentralisés.