À retenir
- En France, environ un milliard de colis sont livrés chaque année.
- Un colis livré émet en moyenne 1 kg de CO₂.
- Aller acheter un article en voiture dans un magasin peut parfois émettre plus de CO₂ qu’une livraison mutualisée à domicile ou en point relais.
- Les livraisons express ou par avion augmentent fortement l’impact carbone d’un achat.
- Le plus efficace pour protéger la planète reste d’acheter moins.
Une nouvelle taxe sur les petits colis depuis le 1ᵉʳ mars 2026
Désormais les produits de moins de 150 euros importés en France depuis des pays hors de l’Union européenne sont taxés de deux euros par article.
L’objectif : freiner l’explosion d’achats en ligne de produits fabriqués à l’autre bout de la planète et vendus à petits prix (comme les vêtements de la fast fashion).
Derrière cette taxe, se pose la question du marketing poussant les consommateurs à renouveler rapidement des produits ou à acheter des vêtements et divers objets « coup de cœur » ou pour ne pas rater une bonne affaire.
Mais ce mode de consommation effréné, qui touche surtout les vêtements, n’est pas sans conséquences pour le climat : fabriquer des objets et des vêtements, les transporter sur des milliers de kilomètres, livrer les colis jusqu’au domicile des acheteurs… tout cela consomme de l’énergie, émet des gaz à effet de serre et contribue à accroître le réchauffement climatique.
1 milliard
de colis environ sont livrés chaque année en France
2
colis livrés par mois pour chaque acheteur
Livraison ou magasin : lequel a le plus d’impacts sur le climat ?
Premier point à avoir en tête, acheter en ligne n’est pas toujours plus polluant qu’un achat en magasin. Tout dépend du mode de transport utilisé pour livrer le colis comparé au nombre de kilomètres que fait le client (par exemple seul, dans sa voiture à essence) pour se déplacer jusqu’au magasin où il achètera le produit.
En effet, si quelqu’un prend sa voiture spécifiquement pour acheter un objet ou un vêtement, le trajet peut émettre plus de CO₂ qu’une livraison mutualisée. À l’inverse, certaines livraisons rapides, notamment lorsqu’un produit parcourt une partie du trajet en avion, peuvent alourdir de façon importante l’empreinte carbone de l’achat.
Concrètement, le même produit peut avoir un impact carbone jusqu’à dix fois plus élevé selon la manière dont il est livré.
La livraison des colis représente 1 million de tonnes de carbone en France, le saviez-vous ?
Avec environ 1 kg de CO₂ émis par colis en moyenne, l’ensemble des livraisons liées au commerce en ligne représenterait près d’1 million de tonnes de CO₂ par an en France soit l’équivalent de près de 500 000 allers-retours Paris – New-York en avion..
Mais le transport n’est pas le seul responsable. L’emballage du colis, notamment le carton et les protections, peuvent représenter une part importante des émissions.
Et surtout, on oublie souvent un point clé : la fabrication du produit lui-même pèse souvent bien plus lourd que sa livraison encore.
Simulez l’impact carbone de la livraison de votre colis
Envie de mesurer les émissions de carbone générées par la livraison de votre dernier colis ? Besoin de vérifier l’empreinte carbone de la livraison du colis que vous aviez prévu de vous faire livrer prochainement ?
Utilisez le simulateur Impact Colis et obtenez votre réponse en moins d’une minute.
Vous pouvez comparer l’impact carbone de 7 modes d’achat et de livraison différents, et ce, pour 10 objets fréquemment achetés.
Il devient alors très simple de comparer l’empreinte carbone d’un colis :
- livré à domicile,
- livré en point relais,
- retiré en magasin,
- acheté directement en boutique.
Le simulateur permet aussi d’ajouter l’impact carbone de la fabrication de l’objet, ce qui aide à comprendre ce qui pèse vraiment dans l’empreinte carbone d’un achat.
Comment réduire l’impact de ses colis ?
- Regrouper ses commandes
- Éviter la livraison express
- Privilégier les points relais
- Limiter les retours
- Acheter moins, mais mieux !
Parfois, le colis le plus écologique reste tout simplement celui qu’on ne commande pas.
Pour aller plus loin
Article – Pourquoi l’ultra fast fashion pose problème ?
Derrière ses prix cassés, son marketing très incitatif et ses nombreuses collections, l’ultra fast fashion a un coût humain et écologique que l’on ne peut plus ignorer.
Thématique – Conso
Notre consommation a de gros impacts sur la planète. Et si on changeait les choses ?
Suivez nos conseils pour des achats verts.
Podcast – Oh my planète : La mode au ralenti
Dans cet épisode Samia Basille part à la rencontre de Omaj une plateforme spécialisée dans la vente de vêtements de seconde main. L’objectif pour Paul et Marine les cofondateurs de Omaj, réduire l’empreinte écologique de la mode en faisant de la seconde main un réflexe.