Coton, laine, cuir, matières synthétiques : des impacts pour la planète

Les vêtements que nous portons sont composés majoritaires de matières chimiques.

68 %

des vêtements
sont en synthétique

24 %

des vêtements
sont en coton

8 %

des vêtements
sont en lin, chanvre,
laine, soie…

La laine vient des moutons, chèvres et alpagas qui ne vivent pas toujours dans de bonnes conditions, parfois dans de petits espaces, sous-alimentés et maltraités. On élève par exemple des moutons dans des pays trop chauds pour leur peau, ce qui peut provoquer des infections douloureuses. La fourrure vient souvent de lapins qui vivent dans de toutes petites cages et dans des conditions très difficiles.

La culture du coton est très gourmande en soleil, en eau et en pesticides ! Les pesticides polluent les sols et posent aussi un vrai un problème pour la santé des cultivateurs. L’eau est tellement rare dans certains pays qu’on détourne l’eau des rivières, des lacs et nappes phréatiques pour irriguer les champs.

70

douches, c’est l’eau nécessaire pour fabriquer un tee-shirt

285

douches, c’est l’eau nécessaire pour fabriquer un jean

Le saviez-vous ?

En 2005, la mer d’Aral a perdu, à cause de cette pratique, les trois quarts de sa surface, ce qui a rendu l’eau plus salée et tué la plupart des formes de vie présentes. Mais, bonne nouvelle, depuis 2006, cette mer est protégée pour préserver les espèces et les pêcheurs.

La fabrication de ces matières synthétiques est souvent un grand mystère pour nous. On connaît leur nom (l’élasthanne, le nylon, le polyester, la viscose…), mais pas forcément la façon dont elles sont produites.

Saviez-vous que 70 % des fibres synthétiques actuelles sont produites à partir de pétrole ?

La cellulose de bois (bambou, eucalyptus…), le soja et le maïs permettent aussi la fabrication de fibres artificielles comme la viscose, grâce à des procédés chimiques. Pour produire en masse ces « plantes », les producteurs se sont spécialisés dans la culture d’une espèce qui puise toujours les mêmes nutriments, ce qui peut provoquer à terme l’épuisement des sols.

En un coup d’œil : toutes les matières premières utilisées par l’industrie textile

Matières naturelles animales

Type de matièreProvenance
Peau (cuir)Le cuir de vache, de mouton, d’agneau, etc.
Poils (laine)La laine de mouton, de lapin, de yak, d’alpaga, de chameau, etc.
Secrétions (soie)Les vers de bombyx du mûrier produisent de la soie avec leur bave pour fabriquer leur cocon. Ce fil de soie peut mesurer entre 300 et 1 500 mètres.

Matières naturelles végétales

Type de matièreProvenance
GrainesLe coton.
FeuillesLe rafia.
TigesLe lin. Les fibres sont présentes dans la tige.
SèveLe latex naturel. La sève se récolte par saignées sur l’écorce du tronc de l’hévéa. On fabrique ainsi des feuilles de caoutchouc utilisées pour faire des semelles en latex naturel.

Matières naturelles chimiques

Type de matièreProvenance
SynthétiquesUne matière synthétique est obtenue par synthèse de composés chimiques issus du pétrole (acrylique, élasthanne, lycra, des polyamides et du polyester). 
ArtificiellesUne matière artificielle est obtenue par synthèse chimique à partir d’un élément naturel comme la cellulose de bois (bambou, viscose, Tencel®). On peut également faire des tissus à partir de lait, de carapace de crabe, de soja, etc.

Le tissage, la teinture, l’ennoblissement : des pollutions, encore des pollutions

La filature et le tissage utilisent de nombreux produits chimiques. Par exemple, les fils sont enduits de graisse ou encore de cire pour être plus résistants. Après le tissage, le tissu est lavé et les substances toxiques qu’il contient sont rejetées dans les eaux usées qui ne sont pas traitées dans tous les pays de la même manière. Lorsque l’eau n’est pas retraitée, et qu’elle est déversée dans le sol ou les rivières, cela détruit les écosystèmes et peut nuire à la biodiversité et à la santé des êtres humains.

Avant d’être colorées, les fibres doivent d’abord être blanchies. Les industriels utilisent depuis le XIXe siècle de l’eau de Javel pour accélérer le blanchiment. L’eau de Javel est ensuite rejetée dans les eaux usées. Le chlore contenu dans l’eau de Javel se combine alors avec des molécules organiques contenues dans les sols, l’air et l’eau.

Le chlore n’étant pas biodégradable, il se retrouve dans la chaîne alimentaire car il est absorbé par les plantes, les animaux… jusqu’aux êtres humains. C’est aussi vrai pour tous les produits chimiques et colorants utilisés lors de l’étape de teinture (métaux lourds dans les pigments, solvants chlorés, acides…).

La rivière Li à Xiantang, appelée auparavant « Perle de la Chine », est désormais toxique, polluée par le plomb et le mercure utilisés pour la teinture des jeans et rejetés lors du lavage. On ne peut plus boire l’eau de la rivière comme auparavant, ni pêcher.

Pour satisfaire tous les styles, les vêtements subissent des traitements spéciaux : aspect vieilli, brillant, coloré, motif… On appelle ça « l’ennoblissement » des textiles. Pour avoir un aspect délavé, un jean subit un procédé nommé « sablage » (du sable est pulvérisé à haute pression sur le jean) qui expose les ouvriers à de fortes poussières de silice. Elles s’introduisent dans leur organisme à travers les oreilles, le nez ou encore la bouche. Les ouvriers risquent ensuite de développer une silicose, une maladie pulmonaire incurable pouvant évoluer en cancer.

La plupart des produits chimiques utilisés lors de la confection reste sur les tissus. C’est pour cela qu’il faut toujours laver ses vêtements avant de les porter !

La confection : des conditions de travail très difficiles pour les ouvriers

Les entreprises cherchent à produire à moindre coût, payant très mal les ouvriers et leur imposant des conditions de travail très difficiles, la plupart du temps sans protection sociale ou syndicale.

Les usines de confection sont souvent appelées « sweatshops » (« usines de la sueur »).

Envie d’en savoir plus sur les conventions qui régissent le travail dans le monde ? Retrouvez toutes les conventions de l’Organisation internationale du travail.

Le transport : en bateau ou en avion depuis l’Asie

Les collections sont renouvelées plusieurs fois par saison. Les transports doivent suivre le rythme et utilisent souvent l’avion en plus du transport par bateau pour acheminer rapidement des vêtements et chaussures. Les usines de confection se situent majoritairement en Asie mais on trouve aussi de plus en plus de vêtements fabriqués en Europe et en Afrique du Nord. Prenez le temps de regarder l’étiquette !

Pour aller plus loin

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