L'économie à l'ère du développement durable

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Produire et consommer de façon plus durable :

Nous achetons beaucoup d’objets et nous les gardons de moins en moins longtemps. Pour les fabriquer, il faut exploiter des matières premières et des ressources qui se raréfient. Les déchets générés sont nombreux et ne sont pas tous recyclables et lorsque c'est le cas, pas indéfiniment. La pollution de notre environnement (air, sols, eau, climat) est majeure. Depuis la révolution industrielle, notre modèle économique est principalement linéaire : les ressources naturelles sont extraites en continu et en quantité croissante pour produire des biens et services, consommés puis jetés en fin d'usage. Aujourd’hui, il est nécessaire et possible de changer de modèle, en limitant notre consommation, en utilisant le moins de ressources possible, en réutilisant et recyclant ce qui peut l’être, en ne produisant plus pour jeter rapidement
Il existe différents modèles d’économies pour une société plus durable.

L'économie locale 

Pour freiner l’épuisement des ressources et l’impact environnemental entre la production et le transport vers le consommateur, un modèle économique plus durable est à imaginer : la consommation locale.

Basée sur un mode de fonctionnement à l’opposé de la mondialisation, l’économie locale est un modèle de production et de consommation appuyée sur des circuits courts. En d’autre terme on fait appel à des entrepreneurs locaux (à l’échelle d’un pays ou d’une région) pour la production et la distribution de biens de consommation. L’avantage de ce modèle économique est le renforcement du lien social entre les habitants et les producteurs avec l’organisation de réseaux d’échanges à l’échelle locale. Cela permet de redynamiser le territoire en encourageant la production régionale. Grâce aux échanges en circuit-court, l’impact écologique est réduit avec la limitation des transports de marchandises. Cette économie implique une consommation de produit de saison en fonction des ressources disponibles. Pour les consommateurs, ce modèle économique permet d’avoir une plus grande transparence et traçabilité sur l’origine des produits en ayant un contact quasi-direct avec le producteur. Grâce à des associations (exemple AMAP : Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) ou des coopératives, les consommateurs peuvent avoir accès même en ville à des produits de leur région.

L’économie collaborative ou l’économie du partage

L’utilisation massive d’internet et des réseaux sociaux a entraîné l’apparition de nouvelles pratiques. Les citoyens ont désormais de nouveaux modes de consommations qui leur apportent de vrais bénéfices et leur permettent de faire de « bonnes affaires ». Ils peuvent échanger et partager facilement des objets ou des services grâce au numérique : achat et vente de produits d’occasion, achats groupés, location, prêt, covoiturage, financement de projets, etc.

Aujourd’hui, l’économie collaborative fait partie intégrante de nos modes de vie : 9 français sur 10 déclarent avoir déjà réalisé au moins une fois une pratique de consommation collaborative dernièrement

L’économie circulaire : du jetable au durable

Le modèle de production qui prédomine actuellement est l’économie linéaire. Ce modèle consiste à extraire, fabriquer, consommer puis jeter. Or, la population mondiale augmente et, de ce fait, la consommation aussi, alors que nos ressources s’épuisent.

Ce modèle montre ainsi ses limites puisqu’il participe à la dégradation de notre planète, au changement climatique, à la surproduction de déchets et à la raréfaction des ressources.

Aujourd’hui, un nouveau schéma se dessine : l’économie circulaire. Il s’agit d’« un système économique d’échange et de production qui à tous les stades du cycle de vie vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en permettant le bien-être des individus ».

Cette nouvelle façon de produire et de consommer concerne tous les acteurs de la société : citoyens, collectivités locales, administrations, entreprises, associations… Ce modèle économique s’accompagne de nombreux avantages sociaux, crée de l’emploi, participe au développement d’initiatives locales et renforce les liens entre les acteurs partout sur les territoires.

Cette nouvelle façon de consommer s’accompagne d’une nouvelle façon de produire les biens de consommation. On appelle cela l’écoconception : c’est une nouvelle forme de production de biens pour limiter les impacts sur l’environnement dans toutes les étapes de cycle de vie des produits.

En savoir plus sur l’écoconception

Le fonctionnement de l'économie circulaire :

L’économie sociale et solidaire

L’ESS regroupe un ensemble de structures visant à encourager l’utilité sociale et la solidarité au travers des performances économiques et d’une gouvernance démocratique. L’objectif de ces structures est de répondre à des besoins d’intégrer général tout en créant de l’emploi et développant la cohésion sociale. Ces structures sont mobilisées pour remettre de l’humain au cœur de l’économie et répondre aux défis de la société (illettrisme, décrochage scolaire, lutte contre l’exclusion…).

Les structures de l’ESS sont :

  • Les associations : actions collectives d’individus pour la mise en commun de bénéfices.
  • Les coopératives : les membres sont associés financièrement à la structure et participent à la gouvernance démocratique de celle-ci « une personne, une voix »
  •  Les mutuelles : à but non lucratifs, actrices de la santé.
  • Les fondations : créées par des donations pour œuvrer pour l’intérêt général.
  • Les entreprises commerciales d’utilité sociale : respectent les principes fondamentaux de l’ESS et ont une finalité sociale prioritaire par rapport aux objectifs économiques.

Toutes ces structures cherchent à améliorer par leurs activités la qualité de vie des individus dans leur quotidien en développant les valeurs de partage, d’écoute, de proximité et de développement durable. Leur modèle d’organisation est basé sur la coopération des membres et la solidarité avec un mode de gouvernance respectueux de tous les salariés (notamment dans les prises de décision les plus démocratique possible)

En France, les structures de l’ESS représentent 13% de l’emploi privé au total. Les acteurs de l’ESS œuvrent pour l’intérêt général dans différents domaines tels que l’environnement, la finance, la gestion des territoires, la consommation et la production responsable, la santé… Dans notre quotidien, nous sommes confrontés à ce modèle économique dans les centres sportifs, le commerce équitable, les recycleries et ressourceries, les coopératives agricoles (mise en relation direct des producteurs et consommateurs.

Pour approfondir tes connaissances sur l'économie sociale et solidaire (ESS) consulte la page du Conseil National des Chambres Régionales del'economie Sociale et Solidaire. 

De plus en plus d'entreprises intègrent la RSE dans leur fonctionnement 

La Responsabilité Sociétale (ou Sociale) des Entreprises (RSE) est définie par la Commission Européenne pour l’intégration volontaire dans les entreprises de préoccupations sociales et environnementales dans leurs activités commerciales et dans leurs relations avec leurs partenaires. Les entreprises avec la RSE ont un impact positif sur la société et fonctionnent sur un modèle durable tout en étant viable économiquement. Toutes les entreprises peuvent mettre en place une démarche RSE quel que soit leur taille, statut ou domaine d’activité.

Une norme internationale (ISO 26000) a été mise en place pour définir les 7 questions centrales autour desquelles les entreprises s’engagent à prendre des mesures :

  • La gouvernance et l’organisation
  • Les droits de l’Homme
  • Les relations et conditions de travail
  • L’environnement
  • La loyauté des pratiques
  • Les questions relatives aux consommateurs
  • Les communautés et le développement local

Dans les entreprises, cela se manifeste de façon concrète par différentes mesures adoptées :

  • Réduire de la consommation d’eau et d’énergie
  • Privilégier une conception écoresponsable de produits et des emballages, pour une réduction de frais, de déchets et avoir un meilleur contrôle sur la quantité et la qualité
  • S’engager pour une écoute plus attentive des demandes et besoins des salariés, pour créer un cadre de travail agréable et propice à la réussite, la performance, la motivation et améliorer la réputation de l’entreprise
  • S’assurer que tous les partenaires d’une entreprises (fabricant, transporteur, distributeur, vendeur etc...) travaillent sur la RSE pour réduire leur impact sur l’environnement et favoriser le bienêtre des salariés
  • Privilégier les trajets en train pour les déplacements professionnels
  • Financer des projets de réductions d’émissions de gaz à effet de serre à hauteur de celles générées par les déplacements aériens des agents
  • Utiliser systématiquement du papier recyclé ou issu de forêts gérées durablement
  • Donner le matériel non utilisé à des associations
  • Favoriser le covoiturage entre salariés via une plateforme interne dédiée
  • En finir avec l’achat de plastique à usage unique
  • Favoriser la visioconférence pour les réunions délocalisées

Pour en savoir plus :

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