Des jeunes inquiets pour l’avenir mais pas fatalistes

Quand on interroge les jeunes sur leur vision d’avenir, les réponses sont plutôt pessimistes.

Lorsqu’on demande aux 18-24 ans ce qu’évoque pour eux l’année 2050 :

66 %

répondent « l’inquiétude »

31 %

évoquent « la fin du monde »

Beaucoup sont tourmentés et cela se répercute sur leur santé mentale et physique.

Mais tout le monde n’est pas à mettre dans le même panier ! On constate une réelle fracture entre ceux qui se sentent « privilégiés » et/ou « très heureux » et ceux qui sont au contraire « démunis ».

Mais les jeunes ne tombent pas pour autant dans le fatalisme. Ils ont envie de faire bouger les lignes, même s’ils ne savent pas trop comment s’y prendre.

62 %

des 13–23 ans
estiment avoir le potentiel d’impacter le monde

Les jeunes entendent souvent des discours répétant qu’ils représentent l’avenir et que c’est à eux de répondre aux enjeux futurs. Mais les experts mettent en garde contre cette trop grosse responsabilité que l’on veut faire peser sur les épaules de la jeunesse. C’est une vision collective et une construction collective qui reste indispensable ne créant pas de fractures entre les générations mais les rassemblant autour de mêmes enjeux.

Des attentes importantes sur l’école et la démocratie

Les élèves français souffrent d’un manque de confiance par rapport aux autres pays de l’OCDE. En effet, le modèle scolaire français est assez vertical, axé sur les notes plutôt que les compétences et a tendance à perpétuer les inégalités sociales. Il semble trop peu encourageant.

Les jeunes aimeraient plutôt un système éducatif qui aide à la construction de soi. L’accent serait mis sur le développement des compétences, les « soft skills », mais aussi la fierté et l’engagement. Déjà rependus dans les pays nordiques, des cours d’empathies sont aujourd’hui testés dans plusieurs écoles en France.

Les jeunes aimeraient que leur parole soit plus entendue et être davantage inclus dans le processus démocratique.

Le saviez-vous ?

Si vous avez entre 16 et 24 ans, vous pouvez candidater pour l’édition 2024 du Parlement des Jeunes ! Au total, 170 jeunes seront sélectionnés afin de dresser l’état des lieux de la vie des jeunes en France et de recueillir leurs attentes.

Rendez-vous sur le site leparlementdesjeunes.com pour en savoir plus.

Un besoin d’être plus accompagnés dans l’orientation

Les jeunes ne se sentent pas assez soutenus dans leur orientation scolaire et dans la découverte des métiers.

60 %

des lycéens se sentent perdus dans leur orientation

61 %

des lycéens choisissent une orientation par défaut

1/3

des jeunes finissent par se réorienter

Les jeunes se prédestinent à ce qu’ils connaissent et ceux issus des milieux plus modestes ont tendance à limiter leur ambition. L’orientation est même un processus anxiogène car les possibilités sont nombreuses et les jeunes ne sont pas suffisamment conseillés et accompagnés.

Le sentiment des jeunes face à l’orientation :

83 %

se sentent inquiets

71 %

se sentent stressés

57 %

se sentent perdus

Il y a donc un enjeu à repenser le processus d’orientation pour le rendre positif notamment en permettant aux jeunes d’avoir plus de temps pour se décider en valorisant plus la réalisation d’une année de césure ou d’une mission un service civique. Les stages et les rencontres avec des professionnels de différents métiers pourraient également être plus encouragés.

Le saviez-vous ?

Le service civique est un engagement volontaire de 6 à 12 mois au service de la société. D’une durée minimum de 24 h par semaine, seule la motivation compte pour effectuer une mission dans l’un des dix domaines d’actions proposées en France ou à l’étranger.

Pour pouvoir réaliser un service civique, il faut avoir entre 16 et 25 ans, et jusqu’à 30 ans pour les personnes en situation de handicap.

Découvrez les missions sur service-civique.gouv.fr

Un nouveau rapport au travail

Chez les jeunes, l’enjeu est de réussir à trouver un travail qui a du sens.

Leur engagement pour le travail peut être fort, à condition que celui-ci soit assez flexible et leur permette de s’épanouir.

65 %

des 18–24 ans estiment qu’il faut renforcer l’impact positif des entreprises sur la société et la planète

La jeunesse souhaite également qu’on leur fasse d’avantage confiance, qu’on leur laisse des responsabilités et que leurs réussites soient récompensées.

Sondage
Lorsqu’on demande aux 18-24 ans ce qu’évoque pour eux l’année 2050, 66 % répondent « l’inquiétude ». Et vous, face à l’avenir vous vous sentez plutôt :

Envie d’en savoir plus ?

Découvrez le résumé de l’étude

Pour aller plus loin

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