Préserver la forêt, une nécessité pour l’équilibre climatique

Lors de leur croissance, les arbres absorbent du CO2, grâce à la photosynthèse et stockent ce carbone sous forme de matière organique dans leurs troncs, leurs branches, les feuilles et racines mais aussi dans les sols et la litière de la forêt composée des feuilles mortes et branchages en décomposition.

Le cycle du carbone

Transcription de l’infographie « Le cycle du carbone » (PDF – 26 ko)

La forêt française joue donc un rôle important pour compenser les émissions de gaz à effet de serre dues à nos déplacements, au chauffage de nos maisons, à la fabrication de produits, etc.

Depuis quelques années, la forêt absorbe moins (et stocke donc moins) de carbone. À cause du changement climatique (sécheresses à répétition, épisodes sanitaires…) et du nombre plus important d’arbres malades ou morts, la forêt joue moins que par le passé son rôle de puits de carbone.

Planter des arbres pour aider la forêt à se renouveler

La France s’est donné l’objectif ambitieux de renouveler 10 % de la forêt française dans les 10 ans à venir.

Les plantations se sont en priorité sur les parcelles détruites après une tempête, un incendie ou une maladie mais il est également prévu de reboiser des surfaces agricoles délaissées.

Cela favorisera également le retour de la biodiversité sur des espaces fortement déboisés (champs cultivés sans arbres ni haies).

Mais attention ! Planter des arbres aujourd’hui n’aura un impact réellement positif que dans plusieurs années. Il faut laisser les arbres pousser. Plus les arbres sont âgés, plus ils ont stocké de carbone au cours de leur vie.

À titre d’exemple, un pin maritime arrive à maturité en 40 ans, un douglas en 50 à 60 ans et un chêne en 100 à 200 ans.

Planter des arbres ne permet pas de compenser toutes nos émissions de carbone

Nous émettons beaucoup plus de carbone que ce que les végétaux sont capables d’absorber pendant leur croissance et de stocker.

Pour compenser davantage nos émissions, il faudrait augmenter la surface des forêts, renouveler celles sinistrées ou qui dépérissent (stockant moins de carbone) et privilégier les usages du bois à longue durée de vie (charpentes, ossatures bois pour les bâtiments…).

Le saviez-vous ?

L’effet compensateur n’est pas immédiat !

Si on plante un arbre aujourd’hui, les bénéfices ne commenceront à se faire sentir que dans plusieurs dizaines d’années. Et il y a des risques que l’arbre planté n’absorbe pas autant de carbone que prévu : il peut être déraciné par une tempête, mourir à la suite d’une sécheresse, être attaqué par des ravageurs…

Il est donc difficile de connaître à l’avance la quantité de carbone que captera un nouvel arbre planté.

La forêt française ne pourra pas compenser l’ensemble de nos émissions de gaz à effet de serre. Il nous faut avant tout réussir à limiter drastiquement nos émissions pour limiter le changement climatique.

Pour aller plus loin

Article – Les forêts fragilisées par le changement climatique

Tour d’horizon de l’état de santé de nos forêts.

Lire l’article

Infographie – Les forêts, indispensables à la vie sur terre

Cette illustration met en lumière le rôle crucial des forêts dans le maintien de l’équilibre écologique de notre planète.

Consulter l’infographie