Des ressources multimédia
Plongez dans des vidéos captivantes qui expliquent les causes, les conséquences et les solutions possibles face au changement climatique. Que vous souhaitiez mieux comprendre les mécanismes scientifiques, les impacts sur la biodiversité, les défis mondiaux ou les actions individuelles, ces vidéos vous offriront un aperçu riche et éclairant pour vous aider à saisir l’importance et l’urgence de lutter contre ce phénomène.
Préparez-vous à un voyage informatif au cœur des enjeux climatiques de notre temps.
Durée : 4:06
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La Terre notre belle planète bleue
La Terre, notre belle planète bleue. Dans les films, elle est toujours sauvée par un superhéros. Dans la vraie vie, on l’attend encore, mais le péril, lui, il existe bien : c’est le changement climatique.
Explication à l’origine du changement climatique
Il y a les gaz à effet de serre. Ces gaz forment une couche qui se concentre dans le haut de l’atmosphère. Les gaz à effet de serre sont naturellement présents dans l’atmosphère depuis toujours. Ces gaz ont un rôle de régulateur pour notre planète : ils gardent la chaleur du soleil et maintiennent la Terre à une température moyenne de 15°C. Sans eux, il ferait très froid, environ -1°.
Depuis la révolution industrielle, les activités humaines ont provoqué l’augmentation artificielle des gaz à effet de serre. Le filtre s’est transformé en une couche de plus en plus dense, qui forme comme un manteau autour de la Terre et retient plus de chaleur. C’est ce qui provoque le réchauffement de la planète.
D’après les scientifiques, la température moyenne de la Terre devrait augmenter de 1 à 5 degrés d’ici 2100. 5 degrés, ce n’est pas énorme, direz-vous ? Détrompez-vous : depuis la fin de la dernière ère glaciaire, il y a 10 000 ans, et aujourd’hui, la Terre s’est justement réchauffée de 5 degrés.
Le réchauffement de la planète modifie les équilibres naturels : température, régime des vents et des pluies, biodiversité, acidité de l’océan. Dans l’hypothèse la plus pessimiste, les océans auront grimpé de 82 cm d’ici la fin du siècle. 700 millions de personnes devront quitter leur logement et trouver refuge ailleurs.
L’augmentation de la température moyenne de la Terre accentue l’évaporation de l’eau. Le cycle de l’eau se modifie, avec pour conséquence plus de pluie au nord et de sécheresse au sud, et des événements climatiques extrêmes plus fréquents.
Le réchauffement de la planète va aussi avoir des effets sur notre santé. Certains insectes comme le moustique tigre apparaissent dans des régions où on ne les avait jamais vus. Des maladies tropicales se développent dans plusieurs pays du monde : c’est le cas du chikungunya ou de la dengue. Les déserts gagnent du terrain, comme au Kenya ou en Tanzanie.
La biodiversité est menacée : 20 à 30% des espèces végétales et animales de la planète risquent de disparaître à terme, soit environ 20 000 espèces par an. Et il n’y aura pas de superhéros pour nous sauver.
Comment agir
Pour éviter ce mauvais scénario, chacun de nous peut et doit agir. Voici comment :
La première chose à faire est de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, nous devons réduire la production et la consommation d’énergie fossile comme le gaz, le pétrole ou le charbon. Dans le même temps, il faut continuer à développer les énergies renouvelables : le solaire, l’éolien, l’hydraulique, la géothermie, les biocarburants, mais aussi lutter contre la déforestation tropicale.
Nous devons également encourager la rénovation des habitats et la construction de bâtiments bioclimatiques, très économes en énergie, ou encore privilégier les transports en commun et les transports partagés. Nous pouvons aussi limiter tous les gaspillages de la vie quotidienne : eau, énergie, déchets ménagers et industriels.
Enfin, nous devons nous adapter à la hausse des températures et à la modification du climat. Certaines cultures qui demandent trop d’eau pourront être remplacées par d’autres, mieux adaptées au climat.
Chacun de nous a donc un rôle à jouer. Par nos actions individuelles et collectives, nous pouvons adapter nos sociétés et lutter contre le changement climatique. À nous d’être des superhéros !
Retrouvez toutes les solutions sur le site de l’ADEME.
Durée : 1:36
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Météo et climat : quelle différence ?
[Musique]
La météo se préoccupe des conditions atmosphériques, disons d’aujourd’hui, de demain ou d’après-demain. Elle prend en compte des données telles que les températures, la vitesse et direction du vent, les précipitations, la couverture nuageuse. Exemple : de l’air polaire qui descend sur une zone donnée à un moment T amènera du froid, ou le renforcera selon la saison.
Le climat, lui, décrit les conditions atmosphériques issues de valeurs moyennes sur plusieurs années on parle même d’une échelle de 30 ans. Et c’est là la grande différence : raisonner sur du long terme permet de lisser les valeurs extrêmes de température survenant sur de courtes durées. À partir de là, on peut dégager des tendances de fond d’évolution du climat.
Un petit truc pour bien faire la distinction entre météo et climat : pensez à vous. Par exemple, on vous décrirait facilement comme quelqu’un de sympathique, attentionné et bienveillant votre attitude générale, c’est le climat. Maintenant, il vous arrive aussi d’être très énervé, pas très conciliant, pendant plusieurs jours, en fonction de certains événements ponctuels votre humeur du moment, c’est la météo.
Gardons d’ailleurs en tête l’ordre de grandeur suivant : pour 10 records de chaleur battus, on bat un record de froid. On constate d’ailleurs que ces épisodes se raréfient depuis 1947, ils sont également moins sévères, et illustrent seulement une instabilité et une variabilité du temps.
Tout à fait, c’est normal.
Durée : 4:33
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Les sols, champions du stockage de carbone
Nous émettons beaucoup de CO2, trop. Question : lequel de ces compétiteurs stocke actuellement le plus de carbone ? On entend souvent parler des végétaux, mais est-ce plutôt l’atmosphère ou bien les sols ? La main entre ces trois champions : ce sont les sols. À eux seuls, ils stockent plus de carbone que l’atmosphère et les forêts réunies.
Comment est-ce possible ? Simplement parce que les plantes, qui captent durant toute leur vie le CO2 présent dans l’air et le transforment en matière organique, finissent par mourir et tomber au sol. Cette plante, en se décomposant dans le sol, lui restitue des éléments nutritifs et l’enrichit en matière organique, une matière organique riche en carbone.
À l’échelle de la planète, les sols stockent 2400 milliards de tonnes de carbone sous forme de matière organique, à comparer aux 9 milliards de tonnes de carbone que nous relarguons chaque année dans l’atmosphère en brûlant charbon, pétrole et gaz. 2400 milliards contre 9 milliards.
Les scientifiques ont fait leur calcul : en augmentant chaque année de 4 pour 1000 la quantité de matière organique présente dans les sols, nous pourrions compenser les émissions de carbone d’origine fossile qui menacent le climat.
Quelles sont les pistes pour y parvenir ?
D’abord, ne pas perdre les stocks existants dans les prairies, les forêts, mais aussi changer profondément nos pratiques agricoles : éviter de laisser des sols nus, y compris en hiver, multiplier les bandes enherbées, replanter des haies et des arbres sur les parcelles, réintroduire des prairies temporaires dans les rotations, laisser au sol des résidus de culture, développer les connaissances, car les sols sont un milieu foisonnant de vie, mais malheureusement encore méconnu.
Ils nous fournissent pourtant tout ce qui nous est essentiel : nos matériaux de construction, nos meubles, de quoi remplir nos frigos, notre café du matin, les vêtements que nous portons, et même, oui, la feuille de vigne du plus simple appareil. À tel point que si nous cessons de produire ici, la production devra se faire ailleurs pour répondre aux besoins.
Notre action sur les sols trouve un écho mondial. Pourtant, à chaque heure qui passe, rien qu’en Europe, 11 hectares de sol fertile sont perdus au profit de l’urbanisation, c’est plus de 250 hectares perdus par jour. Au niveau mondial, les sols subissent également de très fortes pressions.
À l’inverse, une mauvaise gestion du carbone de nos sols pourrait au contraire doubler nos émissions de CO2, et dans cette spirale, accélérer le dérèglement climatique, qui diminuerait lui aussi la fertilité des sols.
C’est donc maintenant, sur des choix du quotidien, notre alimentation, nos projets de construction, notre façon de produire de l’énergie, de gérer les forêts ou les champs, que nous devons définir la place que nous réservons au sol.
Au-delà des objectifs de protection à encourager au niveau international et européen, l’usage des sols doit être réfléchi à une échelle locale, en fonction des caractéristiques des sols et des besoins à couvrir. Bien plus qu’une surface à bâtir, les sols doivent être envisagés comme un allié des territoires pour leur alimentation, leur énergie, pour limiter les risques d’inondation, améliorer la qualité de l’environnement.
Les sols sont notre histoire : pour constituer 10 cm de sol fertile, il faut 2000 ans. Et les sols sont notre avenir, car avec la même échelle de temps, les choix que nous faisons maintenant produiront leurs effets sur des décennies, voire des siècles.
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Formation – Le B.A.-BA du climat et de la biodiversité
Guide – Comment agir pour ma planète ?
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